29/08/2013

Socialistes et anarchistes

J'ai du mal à considérer que les anarchistes et les socialistes sont très différents. Si on fait exception des anarchistes libéraux, des anarchistes de droite, et des anarchistes individualistes, et qu'on se contente de prendre en compte la grande majorité des anarchistes, à savoir les anarchistes socialistes, et communistes, alors il me semble bien qu'on a à faire à des courants politiques très proches. 

Bon, on me rétorquera que les marxiste-léninistes et les autres types de socialistes étatistes, sont effectivement différents des anarchistes, mais tout de même, ces catégories de socialistes envisagent elles-aussi l'abolition de l'Etat (décrit comme dépérissement) comme finalité de leur action politique.

Mais entre le socialisme conseilliste, le socialisme autogestionnaire, et l'anarchisme, il n'y a qu'une différence de temporalité il me semble, ou autrement dit, un décalage sur le moment où il s'agit d'abolir le capitalisme et celui où il s'agit d'abolir l'Etat. Certains anarchistes considèrent en effet parfois qu'il y a primauté à l'abolition de l'Etat sur celle du capitalisme (ce qui implique une action politique différente bien sûr). La simultanéité étant probablement l'idéal.
Je considère en tout cas que vu que la société socialiste et anarchiste aboutie est identique à bien des égards (autogestion généralisée, démocratie directe, conseils, etc.) il n'y a pas de différence majeure entre socialistes et anarchistes.

Il est probable que ces ressemblances n'apparaissent pas malheureusement aussi facilement que cela aux yeux de mes camarades, de par le fait que nous sommes souvent amenés à défendre l'intervention de l'Etat, et l'Etat-providence. Mais cette défense de l'Etat n'est une défense de l'Etat que dans le cadre de la lutte des classes. Nous ne défendons l'Etat que dans la mesure où il nous permet d'améliorer la vie des travailleurs, des jeunes, et des précaires, contre les classes dominantes. Dans l'idéal il est facile d'imaginer remplacer l'Etat providence par d'autres modes de fonctionnement (comme des structures mutualistes entre travailleurs par exemple).

Quant à l'abolition de l'Etat que prône les anarchistes, il faut la comprendre comme la transformation des structures de la société autour des principes de l'autogestion et la démocratie directe (des conseils), bref on retrouve là les principes du socialisme.


 

20:18 Écrit par Adrien Faure dans Anarchisme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Du faussement nommé « Mouvement pour la liberté » (réponses aux critiques)

Suite à ma courte publication sur le faussement nommé "Mouvement pour la liberté", j'ai reçu bon nombre de critiques de la part de ses membres.

Voilà quelques éléments de réponse à leurs commentaires.

D'abord, oui, le libéralisme le plus cohérent est l'anarchisme libéral, et non le social-libéralisme, qui n'est qu'un tas de compromissions avec les valeurs libérales. Sur ce point, les anarchistes libéraux ont bien raison.
Le minarchisme étant une position intermédiaire entre les deux.

Mais les contradictions de l'anarchisme libéral font que ce système est un non sens, entendez par non sens, une contradiction logique (donc quelque chose de non possible).

La chaîne d'implications logiques sur laquelle je m'appuie pour affirmer cela est ici.  

Cette argumentation est complétée par un texte sur la nature de l'Etat, ici

Concernant, la lutte des classes, oui je maintiens qu'elle est toujours d'actualité. On trouvera une défense de cela ici, et ici.

Enfin, concernant le minarchisme.
Oui, la situation en Europe du sud consiste bel et bien en une application des théories minarchistes de l'Etat minimal. Privatisations des services publics, vente des biens et entreprises publics, baisse des salaires des fonctionnaires, et licenciements massifs des fonctionnaires, sont quelques bons exemples d'une application du minarchisme.

Avez-vous quelque chose à répondre à cela ?

 

17:43 Écrit par Adrien Faure dans "Mouvement pour la liberté" | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Pour un socialisme critique

« Ce que nous appelons le projet révolutionnaire a été engendré dans et par les luttes des ouvriers, et cela avant Marx (entre 1790 et 1840 en Angleterre et en France). Toutes les idées pertinentes sont formées et formulées pendant cette période : le fait de l'exploitation et de ses conditions, le projet d'une transformation radicale de la société, celui d'un gouvernement par les producteurs et pour les producteurs, la suppression du salariat. »

C. Castoriadis


L'adhésion contemporaine massive des jeunes socialistes et communistes révolutionnaires suisses au marxisme, et bien souvent à ses dérivés léninistes et trotskistes, m'a amené ces derniers temps à commencer à formaliser une réflexion critique sur ces différents courants (et par conséquent à étudier les idées de Lénine et Trotsky).

Comme le lecteur régulier de mon blog le sait, je ne suis pas convaincu qu'un retour à ces courants soit nécessaire, car je considère (grâce à Castoriadis je ne le nie pas) que le socialisme se suffit à lui-même.
Mais quitte à s'intéresser à ces courants, je trouve que nous devons les aborder de manière critique, sans chercher à s'enserrer dans des frontières fixes d'une école de pensée (évitons tout dogmatisme).
Au final, cette approche critique ne peut qu'être bénéfique dans la construction d'un mouvement socialiste réunissant le maximum d'individus autour de fondamentaux communs.

J'ajouterais quand même, que même si le marxisme peut être quelque fois un peu un carcan, il n'en reste pas moins qu'il est clairement un système de pensée fort pratique pour aborder le socialisme, particulièrement à notre époque assez peu politisée. C'est pourquoi je comprends fort bien mes camarades qui pensent que nous avons besoin du marxisme, et qu'un retour à ce courant d'idées est nécessaire pour diffuser le socialisme.



17:26 Écrit par Adrien Faure dans Socialisme critique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Sur la réflexion théorique

"Théoriser, c'est terroriser."

A. Glucksmann


Quelques considérations :

1. Très peu de gens s'intéressent à la réflexion théorique telle que je la mène sur ce blog. La plupart la considère comme une perte de temps .

2. Cette réflexion théorique est généralement mal vue par une assez grande majorité des gens qui m'entourent (in et hors politique).

3. Mes adversaires (à l'interne ou à l'externe) se servent du fait que je mène une réflexion théorique pour me critiquer.

4. On me reproche de ne pas suivre une école de pensée strictement déterminée (comme le marxisme par exemple).





 

16:53 Écrit par Adrien Faure dans Sur la réflexion théorique | Lien permanent | Commentaires (7) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

27/08/2013

De l'universalité du socialisme

Je considère que le socialisme est universel, autrement dit, je considère que le socialisme est valable en tous temps et en tous lieux.

Cette conception du socialisme s'inspire de la conception castoridienne de l'histoire et de celle que je fais dériver de cette dernière.

Selon moi en effet, le socialisme est une pratique et un état d'esprit avant d'être un projet collectif. Le socialisme commence dans les actes de l'individu qui agit dans un esprit de liberté et en faveur de la liberté.
Partant, le socialisme se matérialise bien entendu aux yeux de tous dans l'union des individus luttant pour la liberté.
Et c'est pourquoi dans tous les mouvements d'émancipation, le socialisme en tant que projet est contenu en germes, en potentialités.

Ainsi, le socialisme existe-t-il en actes et en esprit depuis l'aube des temps de l'humanité, tandis que sa matérialisation sous la forme de projet potentiel transparaît à travers toute l'histoire humaine, par exemple avec l'Etat du Soleil de Spartacus pendant l'Antiquité.

Cette conception du socialisme est-elle opposée au matérialisme historique ? C'est possible oui, si on considère que des exemples comme l'Etat du Soleil étaient des expériences de socialisme, alors Marx a tort en disant que le socialisme ne peut être réalisé que dans la continuité du capitalisme.  

"1. Nul n'aura plus à subvenir à ses propres besoins et nul n'aura le droit de restreindre ou de pressurer son voisin suivant son bon plaisir ou son avidité. C'est la communauté qui, dorénavant, pourvoira aux besoins de chacun.

2. Nul n'asservira son 
prochain, le faible ne sera plus soumis au plus fort. Celui qui n'aura pas un sac de farine ne dépendra pas de celui qui possédera un sac de farine, car toutes les vivres seront mises en commun dans la Confrérie.

3. C'est pourquoi nul ne pourra conserver chez lui plus d'une demi-journée de vivres, ni amasser des marchandises ou des denrées dans sa maison. Chacun sera nourri sur les biens de tous dans de grands réfectoires communaux ainsi qu'il sied aux membres d'une confrérie.

4. De même, les besoins en outils et en armes, les besoins physiques et domestiques seront satisfaits en contrepartie du travail que chacun aura fourni, suivant ses aptitudes, à la communauté, soit comme maçon, soit comme armurier, soit comme agriculteur. Mais chacun devra travailler selon ses forces et ses moyens et il n'y aura pas de différences dans la répartition des biens ; toutes les parts seront égales.

5. Nul ne pourra s'assurer davantage sur son voisin, soit par un achat, soit par une vente, et nul ne pourra s'approprier plus que sa part au moyen de monnaies et de billets. C'est pourquoi la Confrérie ne se servira d'aucune monnaie d'or ou d'argent, ni d'autres métaux précieux. 

Telles étaient les lois édictées par Spartacus pour gouverner la Cité du Soleil. " 

Arthur Koestler

 

17:32 Écrit par Adrien Faure dans Universalité du socialisme | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Du socialisme dans un seul pays ?

Les trotskistes défendent l'idée que le socialisme ne peut pas être réalisé dans un seul pays, et ce car les autres pays capitalistes (et leurs classes dominantes) ne peuvent que refuser l'émergence du socialisme dans un pays, et donc oeuvrer pour sa destruction. 
Cela peut prendre la forme de simples pressions diplomatiques, à des actes de sabotage, à l'organisation de pénuries, à des embargos ou autres ruptures commerciales, au soutien et au financement des opposants, voire à des attaques armées. Bref, la liste est sûrement encore longue.

Personnellement, je ne suis pas certain que les pays capitalistes auraient ce type de comportement. Je considère qu'ils pourraient éventuellement accepter l'existence d'un pays socialiste. 

Donc, s'il est certain que le socialisme doit être réalisé dans le monde entier, je suis moins sûr qu'il ne puisse pas être appliqué dans un seul pays. Mais si on m'amène de nouveaux arguments je suis preneur ! 

17:14 Écrit par Adrien Faure dans Socialisme dans un seul pays | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

De la classe des travailleurs et de la classe ouvrière

Contrairement au léninisme, je considère que le socialisme peut être le fait de l'ensemble de la classe des travailleurs, et non uniquement uniquement le fait des ouvriers (de la classe ouvrière).

Et c'est pourquoi je suis en porte à faux avec les thèses de Lénine, qui soutient que c'est à la classe ouvrière de guider la paysannerie et le reste des travailleurs vers le socialisme.

Je trouve que cette conception ouvriériste est fausse.
D'abord, de manière générale, le mouvement d'émancipation, le mouvement socialiste, doit être pensé comme une classe pour soi, et non plus uniquement comme une classe en soi. Mais s'il faut vraiment se baser sur une analyse de classes en termes de place dans le mode de production capitaliste, alors je considère que c'est à l'ensemble des travailleurs de réaliser le socialisme, car chacune de ses composantes subit l'exploitation, l'aliénation, et la domination capitaliste. 

Par ensemble de la classe des travailleurs, j'entends les travailleurs du secteur primaire (paysans), les travailleurs du secteur secondaire (ouvriers), les travailleurs du secteur tertiaire (employés) , les travailleurs sans emploi (chômeurs), les travailleurs à la retraite, les futurs travailleurs (étudiants, apprentis, etc.), et les indépendants.

 

16:46 Écrit par Adrien Faure dans Classe des travailleurs, classe ouvrière | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

ANTI-NOMES (II)

L'argument principal du Nouveau Mouvement Européen Suisse (NOMES) en faveur de l'adhésion de la Suisse à l'Union Européenne (UE) consiste à dire que en rejoignant l'UE notre pays aura son mot à dire dans ce qui lui est imposé aujourd'hui d'office.

Si je comprends le raisonnement, je ne peux que le trouver erroné.
Il me paraît en effet évident que ce n'est pas en envoyant quelques élus suisses parmi la bureaucratie uenienne que nous aurons la moindre chance de peser sur son évolution. Sans oublier que l'UE n'est pas une organisation démocratique et que donc même avec des élus dans ses structures, nous ne pourrons de toute façon pas réellement peser sur son fonctionnement...

Non, décidément, l'adhésion à l'UE n'a pas de sens.
La solution réside bien plutôt dans la formation d'une confédération européenne socialiste ! Une telle confédération, réellement démocratique, pourrait représenter la meilleure arme de la Suisse et des peuples en lutte pour leur liberté contre la bureaucratie uenienne.
 

16:35 Écrit par Adrien Faure dans ANTI-NOMES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Spontanéité des travailleurs



Contrairement au léninisme, je m'inscris plutôt dans l'opéraïsme et le conseillisme, pour défendre l'idée que les travailleurs n'ont pas besoin d'un parti (révolutionnaire/guide) pour se mobiliser, s'organiser, et réaliser le socialisme.

Je ne dis pas qu'un parti et ses militants ne puissent pas apporter une aide utile aux travailleurs pour s'organiser et se mobiliser, mais je considère que sans cette aide les travailleurs peuvent tout aussi bien s'organiser par eux-même. Autrement dit, je considère que la spontanéité des travailleurs est la meilleure façon pour eux de s'organiser et de se mobiliser, et il me semble d'ailleurs que les exemples historiques sont de mon côté sur ce sujet. 

15:20 Écrit par Adrien Faure dans Spontanéité des travailleurs | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Des Jeunes Libéraux-Radicaux



A Genève, les Jeunes Libéraux-Radicaux (JLR) sont la jeunesse de parti la plus active à droite (mais bon, les jeunesses de droite ne sont pas très actives, donc je ne sais pas si cela veut dire tellement grand chose), et surtout la plus nombreuse.

Le principal commentaire à faire sur les JLR concerne leur ligne idéologique. Les JLR sont en effet des libéraux, et non des radicaux. Autrement dit, ils sont plus proches du libéralisme minarchiste que du social-libéralisme de droite (bon attention, n'exagérons rien quand même, ils ne sont pas libéraux minarchistes, seulement plus proches de cette tendance que du social-libéralisme de droite).
Mais ce qui est plus intéressant, c'est qu'ils sont aussi libéraux sur le plan de la question des mœurs (ce qu'on appelle la question sociétale), à ne pas confondre avec le progressisme bien sûr.
Cela les amène à être en opposition avec le PLR proprement dit sur certaines questions (libertés des homosexuels, drogue, etc.) et pousse certains jeunes conservateurs à ne pas rallier les JLR.

D'après ce qu'on m'a dit, les JLR auraient une certaine influence au PLR, mais je ne l'ai pas constaté directement.

15:03 Écrit par Adrien Faure dans Jeunes Libéraux-Radicaux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Du faussement nommé « Mouvement pour la liberté »



Le Mouvement pour la liberté regroupe les libéraux les plus extrêmes issus de tous les partis de droite (bon, il me semble quand même principalement du PLR). Il s'agit concrètement d'un regroupement propagandiste de libéraux minarchistes et d'anarchistes libéraux, qui essaient de diffuser leurs idées, entre autres par entrisme dans les partis de droite.

Je ne pense pas que leur courant sera jamais puissant, néanmoins leur propagande sur les réseaux est active et bruyante.

Leur apparition représente pour moi le symptôme de la rencontre entre la radicalisation idéologique et un idéalisme bourgeois d'une frange minoritaire des classes dominantes. Cela ne peut qu'être signe de l'affaiblissement de nos adversaires, et du renforcement de nos positions, car leurs idées ne peuvent qu'affaiblir la cohésion du bloc bourgeois, et semer le trouble dans l'esprit de leurs militants.

Sur leurs idées, le minarchisme est classiquement ce qu'on appelle le néolibéralisme ou l'ultralibéralisme, autrement dit la théorie de l’État minimal, comme on peut la voir appliquée en Europe du sud aujourd'hui (avec les conséquences que l'on connaît).

Quant à l'anarchisme libéral, c'est un non sens, car tout système inégalitaire produit un État répressif pour maintenir l'inégalité en place (et Dieu sait si un capitalisme purement libéral serait inégalitaire !). 

14:52 Écrit par Adrien Faure dans "Mouvement pour la liberté" | Lien permanent | Commentaires (6) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

26/08/2013

ANTI-NOMES



Malgré le fait que 82% des Suisses soient opposés à une adhésion de notre pays à l'Union Européenne (UE), ce n'est absolument pas le cas de la classe politique, dont la majorité des représentants restent pro-UE, y compris à gauche...

C'est probablement un résidu de la rêverie trotskiste des États-Unis Socialistes d'Europe, ou tout simplement le désir de rejoindre la bureaucratie parasitaire uenienne, qui poussent des membres de gauche, notamment du Parti Socialiste de défendre l'adhésion de la Suisse à l'UE.

Camarades, il ne faut pas confondre internationalisme et supra-nationalisme !
Le fédéralisme, dans une vision socialiste, doit aller aussi loin qu'il peut aller sans trop affaiblir la souveraineté et l'autonomie des individus. Ensuite c'est au confédéralisme de prendre le relais.

En outre, la libérale et antidémocratique UE n'est qu'une coûteuse machine bureaucratique au service des intérêts des classes dominantes qui mène de terribles et meurtrières politiques d'austérité !

Face à ce dangereux engouement pour un outil du capitalisme, il est du devoir des militants socialistes de former une organisation rassemblant toute la gauche opposée à l'Union Européenne, un ANTI-NOMES.

23:59 Écrit par Adrien Faure dans ANTI-NOMES | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

23/08/2013

Du sur-internationalisme à gauche

On observe régulièrement à gauche (assez souvent à SolidaritéS par exemple), une tendance au sur-internationalisme. 
Cette tendance consiste à ne militer qu'en faveur de causes internationales, et à abandonner les luttes locales, communales, cantonales, et fédérales.

Je considère que cette tendance est une erreur.
Bien entendu, je ne nie pas l'intérêt et l'importance de militer en faveur de causes internationales, et de garder en tête que la réalisation du socialisme est une affaire mondiale, un projet universel, et que la pérennité finale du socialisme dépend bien de sa diffusion au monde entier. Ainsi, militer dans une optique internationaliste est une très bonne chose.

L'erreur du sur-internationalisme réside réellement lorsqu'un militant ne milite QUE en faveur de causes internationales et abandonne les causes locales.

Pourquoi est-ce une erreur ?

Car il est évident que c'est d'abord localement que nous avons le plus de moyens de faire avancer les choses. Notre impact au fin fond de l'Afrique est bien entendu moindre comparativement à celui que nous avons sur le quartier dans lequel nous vivons. ("Penser global, agir local." dit le slogan.)

Ensuite, car, comme le dit Marx (je paraphrase), chaque prolétariat national doit en finir avec sa bourgeoisie nationale (et son capitalisme national). Un peu comme une division du travail révolutionnaire au niveau mondial. 
En ne parlant que de causes internationales, les militants n'arriveront jamais à transformer la société dans laquelle ils vivent, car ils n'arriveront jamais à mobiliser les jeunes, les travailleurs, et les précaires, de leur localité, de leur commune, de leur canton.

Enfin, la meilleure façon de faire avancer les causes internationales consiste à renverser le capitalisme en Occident, car c'est bien depuis l'Occident qu'une partie des malheurs qui touchent le reste du monde est mise en oeuvre. 


 

14:12 Écrit par Adrien Faure dans Sur-internationalisme | Lien permanent | Commentaires (10) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

21/08/2013

Tout est dit...

"En Europe occidentale, le mouvement ouvrier se structure aujourd'hui selon des lignes de forces qui ne portent plus sur les moyens du socialisme (réforme ou révolution) mais sur le contenu du socialisme lui-même. 
Tout un pan du mouvement ouvrier ne croit plus, depuis sa base jusqu'aux sommets, à un au-delà du capitalisme. C'est le courant gestionnaire dont le centre de gravité est la social-démocratie. 
A ses côtés, le courant protestataire (dont le centre de gravité est constitué par les partis plus ou moins ex-communistes) fait encore mine d'y croire, mais le contenu qu'il propose est surtout une dénonciation radicale du capitalisme sans formuler d'alternative. Il s'efforce surtout de conserver et de sauvegarder ses positions acquises. 
Le troisième courant, aujourd'hui encore protéiforme et minoritaire, veut rebâtir une alternative réelle au capitalisme qui soit tout à la fois émancipatrice et fonctionnelle. Il doit procéder sans à priori ni tabou. C'est dans ce cadre que notre tentative de repenser le socialisme doit s'inscrire."

François Dietrich



Camarades socialistes, communistes, et anarchistes, 

Quel que soit le parti ou l'organisation dans laquelle vous militez, c'est bien à la reconstruction du socialisme, théorique peut-être, mais surtout pratique (la contre-société) que nous devons travailler. 
Notre devoir n'est pas de servir un quelconque objectif électoraliste ou réformiste, mais bien de bâtir un mouvement de transformation sociale transcendant les appartenances partisanes, les nuances idéologiques, et les querelles individuelles.

(Je développerai cette idée dans un texte sur mon blog principal.)

 

 

23:38 Écrit par Adrien Faure dans Socialisme | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

19/08/2013

Ecrire en vagues

J'écris en vagues.
Ecrire sur un blog n'est pas aussi facile qu'on le croit.
Pour pouvoir écrire, puis publier, quelque chose sur mon blog, j'ai besoin d'un minimum de temps (libre), et d'un minimum de disponibilité d'esprit, sans cela impossible de prétendre rédiger quoique ce soit.
Mais ce qui fait que j'écris par vagues, successions de textes dans une même continuité temporelle, c'est surtout la question de saisir l'inspiration quand elle vient, car oui, même lorsque je n'écris pas de la fiction, mais de la théorie, je suis dépendant de quelque chose comme l'inspiration. La théorie est aussi, même sous sa forme la moins développée, la plus brut, création, et donc dépendance de l'inspiration pour exister. 
Et puis, il y a un deuxième facteur nécessaire, c'est un minimum de courage, de témérité. On ne publie pas impunément sur un blog public. Ce qu'on publie est lu, y compris par des journalistes, et un dérapage peut faire très mal. C'est pourquoi publier demande ce minimum de dextérité.

Voilà les conditions d'écriture et de publication.
Lorsqu'elles sont remplies, j'écris.
En vagues. 

19:35 Écrit par Adrien Faure dans Ecrire en vagues | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

De la formation des militants (ou de son absence)

J'ai été convaincu par les Jeunes du Parti Ouvrier Populaire de Neuchâtel que la formation des militants est quelque chose d'essentielle pour dépasser le militantisme à l'aveugle.

En effet, un problème que j'ai pu observer dans mon parti réside dans le manque de formation proposée aux militants (si on fait abstraction des formations à diverses pratiques de communication, marketing, ou propagande, ou à l'ingestion à haute dose d'argumentaires bien ficelés). 
Ce qui implique que si le militant désire se former, il doit le faire tout seul, par lui-même (comme je le fais...), avec tout ce que cela implique comme difficultés et comme errances possibles.

Le problème de l'absence de formation théorique, et lorsque les militants ne se forment pas de leur côté, c'est que cette situation produit un militantisme à l'aveugle, ou autrement dit, des militants qui militent sans savoir réellement pourquoi, d'une façon qu'ils n'interrogent pas. Avec comme résultat que le militantisme à l'aveugle finit par donner des militants qui se contentent de faire ce que les directions des partis leur disent de faire, sans ancrer cette action dans un cadre général réfléchi, ayant une finalité et une globalité.


 

19:24 Écrit par Adrien Faure dans Formation des militants | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Politiser en aidant la presse

Il m'est venu aujourd'hui à l'esprit qu'une bonne manière de politiser les jeunes, ou autrement dit, de les rendre conscient de l'existence d'une organisation collective de la société et du fonctionnement de cette organisation sociale, serait de leur payer des abonnements gratuits à des journaux pour un certain laps de temps. Il m'apparaît en effet que c'est bien souvent par la lecture de la presse que les jeunes commencent à prendre conscence de l'existence de quelque chose comme la politique.

La collectivité (l'Etat) pourrait ainsi par exemple financer des abonnements de 3 mois (ou davantage) aux jeunes qui le veulent, à leur 16 ou 18 ans, à des journaux sérieux aux positions politiques variées, comme le Courrier (gauche), la Tribune de Genève (centre-droit), Gauchebdo (gauche radicale), ou encore le Temps (droite libérale).

Cette mesure aurait comme effet positif supplémentaire de permettre d'aider la presse financièrement : deux conséquences bénéfiques pour un seul coût ! 

18:47 Écrit par Adrien Faure dans Politisation, Presse et médias | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

15/08/2013

Comité d'Olten 2018

Comme je l'ai dit sur mon blog principal, nous fêterons dans 5 ans, les 100 ans du Comité d'Olten, épisode marquant de l'histoire du mouvement socialiste suisse s'il en est, et dernière grève générale que connut notre pays.

Afin d'organiser ces célébrations qui devrait permettre de mobiliser fortement le mouvement social et militant suisse, et de choisir 9 nouvelles revendications pour le prochain siècle, la JS genevoise, avec l'appui de la JS suisse, a demandé au PS genevois de transmettre une demande à ce sujet au PS suisse. 
Ceci étant fait, le PS suisse a mis à l'ordre du jour cette question à la prochaine assemblée des délégués, ce dont on ne peut que se réjouir.

Une alternative eut été de partir de différents groupements de gauche et de construire une coordination pour organiser cette mobilisation.
Mais au vu du succès actuel de nos démarches auprès du PS, cette alternative n'a pas lieu d'être pour le moment.

03:57 Écrit par Adrien Faure dans Comité d'Olten 2018 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

A propos du mot "socialisme"

On m'a reproché parfois d'employer le mot "socialisme" pour parler du projet de société que je défends. 
Ce mot serait par trop connoté négativement, que ce soit type URSS ou à l'inverse type François Hollande.

Il y a deux manières de répondre à cette critique.

Tout d'abord, je ne vois pas de meilleur terme alternatif.
Le mot "communisme" est bien plus mal connoté, puisqu'il est exclusivement (quasiment) connoté URSS and co, tandis que le mot "anarchisme" est connoté "jeune rebelle criant FUCK LA POLICE" ou tout simplement chaos/anomie/désordre.

Deuxièmement, le mot "socialisme" a signifié le projet de société que je défends pour la plupart des gens, depuis son invention au XIXème siècle jusqu'aux années 1917, où il a pris un autre sens en ex-URSS, puis jusqu'en 1985-1990 où il a été plus ou moins abandonné (et où le sens est devenu similaire à celui de social-libéralisme).

Il y a une sorte de lutte contemporaine (plutôt latente) pour le contrôle du sens du mot "socialisme" entre social-libéraux et socialistes. Et je pense qu'il s'agit de remporter cette lutte, sans chercher des mots alternatifs ou des néologismes dénués d'histoire philosophique, politique, ou sociale. 

03:47 Écrit par Adrien Faure dans Socialisme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Militer entre jeunesses de gauche

Les projets de militantisme commun entre jeunesses de gauche qui ont vu le jour ces derniers mois (partant d'une proposition de la JS genevoise de lancer une initiative cantonale commune) sont une dynamique essentielle selon moi.

On ne peut en effet imaginer de transformation sociale dans notre société sans la construction d'un fort mouvement social d'émancipation réunissant jeunes, travailleurs, précaires, et exclus.

A notre niveau, nous pouvons apporter notre pierre en essayant de militer entre organisations de jeunesse, de manière à développer les bases d'un mouvement réunissant les jeunes étudiants, aux jeunes travailleurs.

Actuellement, la Jeunesse Communiste, le Groupe Jeunes de SolidaritéS, les Jeunes Vert-e-s, les jeunes de l'Organisation Socialiste des Travailleurs, Jeunesse Unia, et la Jeunesse Socialiste Genevoise, ont lancé des projets de militantisme commun.

Il manque encore certains acteurs, comme la CUAE, et de manière plus générale les organisations et associations des étudiants et des collégiens, ainsi que la Jeunesse du Mouvement pour le socialisme, ou encore les jeunes des mouvements libertaires et anarchistes.
Mais je trouve la dynamique prometteuse. 

 

01:59 Écrit par Adrien Faure dans Jeunesses de gauche | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Carnet de notes (II)

Tout ce que j'écris ici, sur ce carnet, je dis bien tout, est totalement impliqué directement par tout ce que j'ai écrit sur mon blog principal. 
La théorie/philosophie politique n'est pas quelque chose d'abstrait perdu dans un coin du ciel, mais au contraire elle est le fondement de l'action politique.
L'action politique n'est que l'application de principes théoriques et philosophiques.
C'est pourquoi c'est une erreur fondamentale que de sous-estimer la philosophie politique.


"La théorie comme telle est un faire, la tentative toujours incertaine de réaliser le projet d'une élucidation du monde."

Cornelius Castoriadis 

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A propos de l'entrisme

Si vous voulez faire de l'entrisme, je pense que vous avez le choix entre deux types d'entrisme : l'entrisme constructif (positif), et l'entrisme destructif (négatif).

Par entrisme constructif, j'entends que vous allez dans un parti pour modifier ses positions et le rendre tel que vous souhaiteriez le voir.
C'est ce que tente de faire par exemple der Funke, qui pense pouvoir transformer de l'intérieur le PS en un parti révolutionnaire (lorsque les circonstances s'y prêteront).

Par entrisme destructif, j'entends que vous allez dans un parti pour rassembler des militants partageant vos positions (qui ne sont pas celles dominantes au sein du parti), pour ensuite le quitter en emportant avec vous le maxmimum de militants (et donc affaiblir d'autant ce parti). 

A noter que ce ne sont pas des catégories mutuellement exclusives.
Il me semble que le type d'entrisme choisi par les militants entristes dépend directement du contexte (les trotskystes se sont spécialisés dans les évolutions tactiques entristes rapides). 

01:34 Écrit par Adrien Faure dans Entrisme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Concernant la Jeunesse Socialiste (IV)

Concernant les positions politiques et idéologiques de nos membres (concernant leurs idées politiques proprement dites), il faut savoir qu'on trouve un peu de tout chez nous. 
Il y a des socialistes révolutionnaires, des socialistes réformistes, des socialistes marxistes, des socialistes non marxistes (de diverses tendances), et des social-libéraux.

Le nombre de social-libéraux par rapport au nombre de socialistes varie en fonction des sections bien entendu.
Le nombre de socialistes dépend aussi du nombre de carriéristes, car plus vous avez de carriéristes, moins vous avez de socialistes.
Il est en effet assez difficile d'être élu en étant socialiste je crois (ça fait trop dissensus avec les idées dominantes). 
Bien entendu, si vous ne désirez pas être élu (donc si vous êtes révolutionnaire), alors il n'y a pas de problème.
Le plus dur est sûrement d'être socialiste réformiste, ou autrement dit de vouloir être élu alors que vos positions font totalement dissensus.

Généralement, plus vous êtes social-libéral (donc électoraliste), plus vous souhaitez que la JS soit une sorte de section informelle du PS (afin d'améliorer vos chances d'être élu, donc d'être candidat sur les listes du PS).
A l'inverse, plus vous êtes socialiste (révolutionnaire), plus vous souhaitez que la JS soit indépendante du PS. 
 

01:26 Écrit par Adrien Faure dans Jeunesse Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Concernant le Parti Socialiste

Une question importante concernant le PS est la suivante : nos élus appliquent-ils toujours le programme décidé et voté par les militants-membres du parti ?

Si la réponse est non, alors à quoi bon tenter d'améliorer, de radicaliser les programmes ? (C'est l'approche par exemple du Cercle d'Olten, un des composantes de l'aile gauche du PS.)

En fait, la question doit être reformulée ainsi : comment se fait-il que dans certains cas nos élus ne sont pas en mesure d'appliquer le programme décidé par les militants-membres du PS ?

La réponse est... que nous participons à des exécutifs où nous sommes minoritaires, ce qui nous contraint à ne pas pouvoir appliquer notre programme... et à passer pour des collaborateurs de la droite.

La seule solution à ce problème réside dans la sortie des exécutifs où nous sommes minoritaires, à commencer par le Conseil Fédéral.

Christian Levrat disait à ce propos qu'un parti ne pouvait pas abandonner le pouvoir qu'il avait obtenu.
Sauf qu'il ne s'agit pas d'abandonner du pouvoir, mais d'abandonner un non pouvoir pour être à même d'en obtenir davantage. 
En cessant d'apparaître pour beaucoup de gens comme des collaborateurs de la droite, nous pourrons  alors gagner grandement en crédibilité et remobiliser toute une frange de la population qui ne croit plus en notre parti.

00:42 Écrit par Adrien Faure dans Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Concernant la Jeunesse Socialiste (III)

On m'informe que la JSS a un programme, mais qu'il date d'il y a 10 ans.
Dommage que nul ne l'ait jamais vu depuis cette époque... 

00:26 Écrit par Adrien Faure dans Jeunesse Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Concernant la Jeunesse Socialiste (II)

Quelques éléments descriptifs (un peu éparses) sur notre parti.

La Jeunesse Socialiste Suisse compte à peu près 3500 membres il me semble, ce qui fait d'elle la plus grande jeunesse de parti de Suisse (et donc la plus puissante).
Elle est présente dans tous les cantons de notre pays. 
Dans le Jura, la section a fusionné avec celle des Jeunes du Parti Ouvrier Populaire.
Dans certains cantons, il y a plusieurs sections !

Historiquement, la JSS a été fondée en 1906. Sauf qu'en fait cette jeunesse originelle n'est pas la nôtre, car cette dernière a quitté le PS en 1921 pour fonder le Parti Communiste Suisse avec l'aile gauche du PS.
Donc l'ancêtre de la JSS actuelle c'est la nouvelle JS fondée en 1922. C'est celle-ci qui est interdite par le Conseil Fédéral en 1942, et c'est à cette époque qu'une partie de nos membres s'en vont fonder le Parti Socialiste du Travail et le Parti Ouvrier Populaire en compagnie, entres autres, des Fédérations Socialistes genevoises et vaudoises, issues de scission avec le PS.

Les sections de la JS en Suisse romande ont formé la Coordination Romande, qui visent à... coordonner nos activités au niveau romand (et qui débouche par exemple sur des actions communes ou sur des camps romands).

Les sections genevoises, et vaudoises, ont fondé avec le Mouvement des Jeunes Socialistes de Savoie, et de Haute-Savoie, une Jeunesse Socialiste Sans Frontières, qui est le pendant transfrontalier de la Coordination Romande.

La JSS est (depuis pas longtemps) membre de l'alliance des jeunes socialistes européens, ECOSY (qui organise des camps je crois).

Il n'y a pas à ma connaissance de programme commun pour notre parti au niveau fédéral (au niveau cantonal, la JS genevoise a son Manifeste, qui est intégralement publié sur le présent blog de la Tribune), ce qui est fort dommage, mais uniquement le document de fond "Démocratie Socialiste" (toutefois introuvable...) qui avait fait l'objet d'un débat fleuve de 7 heures en Assemblée Générale fédérale annuelle.

La JS travaille généralement plutôt avec l'aile gauche du PS, ce qui a permis par exemple d'obtenir les bonnes avancées (suppression de l'armée, dépassement du capitalisme, socialisation du sol, etc.) dans le programme pour les prochaines 25 années, adopté en 2010 et 2012 par le PS.

Les sections de la JS sont (à l'inverse du PS) généralement plus à gauche en Suisse alémanique qu'en Suisse romande (à l'exception de la JS genevoise bien entendu).
Cela s'explique par la faiblesse des partis de la gauche radicale en Suisse alémanique (ou simplement à leur absence), poussant les jeunes proches de tendance très à gauche à rejoindre la JS.

L'aile marxiste de la JS est rassemblée au sein de der Funke,
et forme, avec le reste des militants les plus à gauche de la JS, le collectif Linke Plattform. Un de leurs principaux cheval de bataille est de dôter la JS d'un programme.
Cette aile gauche trouve quelque peu son pendant avec le Mouvement des idées socialistes (voire tout simplement avec la JS genevoise qui sait).
Ensemble ces mouvements avaient failli réussir à faire passer l'étatisation des banques comme projet d'initiative fédérale.
La section la plus à gauche de Suisse est la JS de Winterthur.

On peut être membre de la JS sans être membre du PS, c'est une des grandes forces de notre parti (et une grosse différence avec les autres jeunesses de parti). Nombre de nos membres sont uniquement membres de la JS.  






 

00:08 Écrit par Adrien Faure dans Jeunesse Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

14/08/2013

Expliquer le socialisme ?

J'ai appris ce soir que certains, à la gauche radicale notamment, n'appréciaient pas ma démarche théorique. Je serais par trop jeune en effet, pour oser m'exprimer sur le socialisme.

Mais en réalité je crois qu'il y a erreur sur ma démarche.
Je ne cherche pas à expliquer le socialisme, comme un enseignant à des élèves, mais uniquement à interroger le socialisme, à chercher à comprendre ce que c'est, ce que ça a été, et ce que cela pourrait être (ou ce que cela sera).

Que des militants d'ores et déjà socialistes trouvent matière à réflexion dans mes écrits, j'en suis comblé. Mais qu'ils n'y voient nullement une tentative d'explication qui viserait à leur enseigner quelque chose.

Le côté explicatif de mes textes vise avant tout les individus qui ne sont pas encore socialistes. Ou bien il est simplement le reflet que prend tout texte de recherche lorsqu'il tente d'établir quelques jalons dans une réflexion.
 
 
 

23:36 Écrit par Adrien Faure dans Socialisme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Concernant la Jeunesse Socialiste

Il y a une question importante concernant mon parti qui revient souvent dans la bouche de mes interlocuteurs de la gauche radicale : sommes-nous une section informelle du Parti Socialiste servant à former (en communication et en marketing) ses futurs "cadres" (comme certains exemples pourraient laisser le penser), ou bien sommes-nous un mouvement luttant pour la réalisation du socialisme ?

Certains pourraient dire que les deux ne sont pas incompatibles (si on part de l'hypothèse que le PS est une force de dépassement du capitalisme).

Personnellement, je préfère répondre que cela dépend de nous, cela dépend ce que chacun d'entre nous, les membres de la Jeunesse Socialiste, nous voulons faire et nous faisons de notre parti, avec notre parti, quotidiennement.
(Et cela dépend selon les sections de la JS suisse.)
Concernant la JS genevoise, je crois que l'esprit carriériste y est peu présent, et que la motivation générale est avant tout une réelle envie  enthousiaste de faire avancer la cause du socialisme.
Et je crois qu'on ne peut que s'en réjouir !
 

19:21 Écrit par Adrien Faure dans Jeunesse Socialiste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Karl Marx 2018

En 2018, cela fera 200 ans depuis la naissance de Karl Marx, le 5 mai 1818.
Une occasion à saisir pour faire de cette année une année, non seulement de mobilisation et de militantisme, mais aussi d'interrogation de la pensée de ce grand penseur du socialisme.  
Une occasion pour les militants socialistes d'investir leur passé (la vie et l'oeuvre de Marx) et leur présent (les courants contemporains du marxisme par exemple). 
 

A creuser pour développer des projets davantage concrets autour de cette idée ! 

17:10 Écrit par Adrien Faure dans Karl Marx 2018 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

13/08/2013

A propos du militantisme

Le militantisme, l'action politique en vue d'une transformation sociale (d'une modification de l'organisation de la société), comprend (un peu comme lorsque je parlais avant de Lénine) trois niveaux :

- La théorie (les idées).

- La méthode (la stratégie, les moyens).

- L'action (proprement dite).

J'ai passablement parlé des idées sur mon blog principal, Utopies Concrètes, ce qu'on m'a passablement reproché (tous bords confondus). 
A présent, j'ai commencé aussi à aborder la question de la méthode (un peu sur ce carnet aussi je pense).
Quant à l'action proprement dite, elle n'a eu de cesse de fluctuer en fonction de ma réflexion sur mes idées et sur la méthode pour les réaliser.

Le militant qui se contente d'agir, sans chercher à connaître ses idées, sans chercher à interroger la méthode, est simplement en train d'appliquer la méthode de quelqu'un d'autre (généralement les directions des partis) pour des raisons qu'il ignore, dans un but qu'il ne connaît pas (ou ne comprend pas).
Je considère cette position comme problématique, même si les carriéristes l'apprécient... 

02:05 Écrit par Adrien Faure dans Militantisme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg