04/12/2013

Les nouveaux mouvements sociaux des années 68 en Suisse et la police politique

Je partage ci-dessous un travail réalisé dans le cadre d'un séminaire en histoire suisse à l'université, car il est plutôt en lien avec les sujets que j'aborde sur ce blog.


Introduction

Je vais d'abord définir les nouveaux mouvement sociaux des années 68, puis aborder la façon dont la police politique les perçoit, et comment elle les réprime.
Dans un deuxième temps, je parlerai de chacun des nouveaux mouvements sociaux et de comment ils sont réprimés et surveillés spécifiquement.

1a. Qu'est ce que sont les nouveaux mouvements sociaux ?


On désigne par l'expression «  nouveaux mouvements sociaux » un certain nombre de mouvements qui vont voir le jour dans les années 68 de manière spontanée.
Ces nouveaux mouvements sociaux sont novateurs dans le choix des sujets pour lesquels ils militent, dans la manière qu'ils ont de militer et de faire passer leurs messages dans l'espace public, et dans leur manière de s'organiser et de structurer.
Autrement dit, il y a rupture entre les modes d'engagements passés et nouveaux, il y a de nouveaux acteurs, de nouveaux sujets de mobilisation, de nouvelles revendications, et de nouvelles modalités d'engagement.

En effet, ces mouvements tentent de se faire entendre dans l'espace public par des actions médiatiques ou symboliques (ce qui aujourd'hui a été intégré par les partis politiques traditionnels plus que de raison), et non en participant à des élections.
Ils s'organisent de manière horizontale en évitant au maximum la hiérarchie.

Toutefois, cela ne signifie pas pour autant que le mouvement ouvrier, le mouvement des travailleurs, ait cessé de se mobiliser. Au contraire, il continue de s'activer.
On peut constater à ce propos qu'entre 1970 et 1980, les grèves, les comités de chômeurs, les comités de défense de l'emploi, et les mouvements de solidarité avec des grèves étrangères (grève de LIP à Besançon par exemple), sont systématiquement surveillés par la police politique.
De même, la campagne pour des retraites populaires, contre le deuxième pilier, est aussi l'objet de rapports fournis.

Pris dans leur ensemble, les nouveaux mouvements sociaux remettent globalement en question l
a société de consommation, l'autorité traditionnelle, la hiérarchie, le gouvernement, l’État, et le capitalisme.


Pris individuellement, on trouve un certain nombre de mouvements qui vont s'intéresser à des sujets précis.
Les principaux nouveaux mouvements qui se mobilisent dans les années 68 sont : le mouvement écologiste, le mouvement anti-nucléaire, le mouvement anti-consumériste, le mouvement pacifiste, le mouvement anti-militariste, le mouvement de solidarité internationale (ou autrement dit, le mouvement tiers-mondiste), et le mouvement féministe.
Bien entendu, il y a des ponts entre les différents mouvements, ils travaillent ensemble, et leurs militants sont souvent membres de plusieurs d'entre eux.
La liste des professions les plus fichées entre 1970 et 1980, nous permet de nous faire une idée de la composition sociale de ces nouveaux mouvements sociaux .
Ainsi, on trouve parmi les catégories sociales les plus fichées : les instituteurs « de gauche ou suspects », les enseignants du secondaire « de gauche ou suspects », les étudiants universitaires et du secondaire, les journalistes « ayant des liens avec la gauche » ou « liés aux mouvements pacifistes », les fonctionnaires de communes et cantons, les médecins progressistes et les « médecins pour la paix », les juristes progressistes, les scientifiques ayant des liens avec le Mouvement pacifiste, les architectes animant des comités référendaires sur l’aménagement urbain ou des occupations de maisons, et les assistants sociaux.


1b. Comment la police politique les perçoit-elle ?


La vision de la police politique est emprunte de manichéisme, et si elle arrive à classer les militants pro-chinois (les maoïstes) comme équivalent aux militants du Parti du Travail, car soi-disant au service d'une puissance étrangère, elle peine bien davantage à comprendre et classer les nouveaux mouvements sociaux.
Et c'est pourquoi elle va les étudier et les surveiller attentivement. D'autant plus qu'elle considère que ces mouvements sont particulièrement à risque, car étant composés principalement de jeunes, ils sont selon elle davantage sensibles à de potentielles influences étrangères subversives. Car dans les années 68, les autorités considèrent toujours la Suisse comme une cible privilégiée d'infiltration d'éléments étrangers.
Plus généralement, la police politique et les autorités voient un lien entre subversion et espionnage potentiel de l'étranger.
Ainsi en1972, le commandant de la police de Vaud parle, en terme d'importance, de la nécessité de la lutte contre la subversion, immédiatement après celle de la lutte contre l'espionnage.

On trouve aussi le commentaire suivant dans les archives fédérales :

« Le mouvement de Mai 68 – soit les partis néo-marxistes, les nouveaux mouvements sociaux, les groupes pacifistes, les groupes féministes, les groupes tiers-mondistes, le mouvement anti-atomique, les conseils étudiants – a été observé par une attention toute particulière. »

La police politique suit donc, plus ou moins péniblement, la mutation des mouvements de contestation.
C'est d'ailleurs pourquoi, elle va créer une nouvelle catégorie pour désigner les militants opposés à des aspects de l'organisation sociale en place, soit la catégorie de « gauchiste » qui permet de redéfinir les cibles de la surveillance policière, qui vient s'ajouter à une autre catégorie officielle traditionnelle, celle de « l'extrémiste ».

1c. Comment la police politique les réprime-t-elle ?

Comme on le verra avec l'affaire des fiches en 1989 et la découverte de 900'000 fiches, il y a une surveillance des opposants assez systématique qui se fait sur la base des arrêtés de 1949 et 1958.
Les fiches des animateurs des nouveaux mouvements sociaux étaient tamponnés avec un V pour Verräter, qui signifie « traître ».


La police politique photographiait les militantes des nouveaux mouvements sociaux, relevait leurs noms, leurs numéros de plaque minéralogiques, et effectuaient des résumés de leurs discours.

Comme on le verra plus tard, les autorités scolaires et universitaires collaborent avec la police dans cette surveillance des participants des nouveaux mouvements sociaux.

Il y a aussi une criminalisation de certains individus surveillés qui participent aux nouveaux : par exemple, il y a un cas où la police politique notifie sur la fiche de 50 militants qu'ils ont tous volé les mêmes explosifs sans que cela soit le cas pour justifier des mesures de surveillance spéciales comme des écoutes téléphoniques.

2. La répression du mouvement étudiant

Entre 1967 et 1968, on assiste à un essor important du mouvement lycéen et universitaire, qui vont se prolonger de manière marquée jusqu'en 1972 en tout cas.

Comme j'ai eu accès à une étude sur le mouvement des étudiants de l'Université de Lausanne, je vais présenter ce cas comme exemple généralisable du mouvement étudiant des années 68.

A Lausanne donc, les origines de la mobilisation des années 68 trouvent leur source dans le Mouvement Démocratique des Étudiants qui est créé en 1956, et qui regroupe diverses tendances de gauche. Sa principale activité consiste à organiser des meetings et des conférences à cette époque.


En 1960, le Conseil d’État vaudois interdit les activités politiques au sein de l'université de Lausanne. Cette décision est importante car elle va avoir de fortes répercussions dans les années 68.

Le 13 mai 1968, 3 jours après la Nuit des barricades à Paris, les étudiants lausannois manifestent, en soutien aux manifestations françaises. C'est le début du mouvement étudiant à Lausanne.

Le 22 mai 1968, l'assemblée extraordinaire de l'Union des étudiants lausannois rédige une charte de revendications qu'elle soumet aux autorités universitaires.
Ce document remet notamment en question la structure hiérarchique de l'université, le système de sélection, et le fonctionnement du contrôle des études.

Les étudiants s'organisent ensuite en tendances - étudiants progressistes, étudiants socialistes, étudiants réformistes - et mettent en place des cours alternatifs, notamment de philosophie.
Ils exigent la suppression des structures hiérarchisées de l'université et des cours ex cathedra, mènent une lutte contre l'interdiction des activités politiques au sein de l'université, et demandent de pouvoir se prononcer sur le choix des enseignants.
Il y a aussi une critique de ce qu'ils appellent le « rectorat fort », soit le fait que le rectorat se soit donné de nombreuses compétences pour lutter contre l'indiscipline des étudiants.

A partir de 1970, la lutte étudiante se concentre sur la revendication de la liberté d'expression, et on assiste à la formation de nouveaux comités, proches de groupements politiques, comme le Comité Uni-brèche, proche de la Ligue Marxiste Révolutionnaire.

Le rectorat réagit à tous ces événements par la répression, notamment par la censure des étudiants contestataires et leurs publications. Il crée une commission de discipline, et procède à des rappels à l'ordre, ainsi qu'à des enquêtes disciplinaires envers les organisateurs de séminaires parallèles ou d'organisations dites « sauvages ».
Il procède aussi à des menace d'exclusion ou de suspension envers les étudiants contestataire, et interdit dans certains cas à certains de pénétrer dans l'enceinte de l'université.
Enfin, il met en place des fiches des « d'étudiants agitateurs » (par exemple,il tient une liste des étudiants ayant signé une pétition pour la levée de l'interdiction des activités politiques au sein de l'université).

Face à cette répression, les étudiants forment de comités de soutien aux étudiants victimes de mesures disciplinaires à caractère répressif, et bravent certaines des interdictions du rectorat.
En 1972, ils organisent même une manifestation pour la liberté d'expression politique dans l'enceinte de l'université.
Toutefois, il faut quand même noter que la majorité des étudiants reste passive par rapport à ces mobilisations.

En ce qui concerne les autorités politiques proprement dites, le Conseil d’État met en place une Commission des troubles estudiantins en 1968, qui regroupe la police, le rectorat, le Conseil d’État, et des représentants de diverses directions d'établissements de formation.
Les réunions de cette commission sont confidentielles.
Le Conseil d’État a peur de l'exemple français, et craint un d'un passage à la lutte armée (car il constate des que les vols d'explosifs et de munitions sont en hausse). La Commission réfléchit sur les causes de l'agitation et envoie un infiltré dans les réunions des étudiants contestataires.
Le secrétaire chargé de rédiger un PV lors des réunions de la Commission, doit faire un PV sommaire et le dactylographier et le photocopier hors de ses heures de bureau pour préserver au maximum la confidentialité des réunions de la Commission.

On peut noter la sympathie de la Commission envers les groupements étudiants de droite qu'elle appuie en souscrivant à un abonnement à ses journaux, ainsi que la volonté d'éviter l'engagement d’étudiants de gauche à des postes universitaires, ce qu'elle fait en collaboration avec la police qui l'informe sur les profils des étudiants semblant subversif au rectorat.

Cette commission est supprimée en 1976.

3. La répression du mouvement pacifiste et du mouvement anti-militariste

Le mouvement pacifiste est né en Suisse au début du XIXe siècle. En 1968, il est fortement relancé, et s'inscrit dans le cadre d'un discours anti-capitaliste et anti-impérialiste plus global. Il mène des campagnes pour le désarmement nucléaire, contre les dépenses militaires, contre l'exportation de matériel de guerre, contre le déploiement d'euromissiles.
C'est ce mouvement, ainsi que le mouvement anti-militariste, qui vont participer à progressivement normaliser les idées pacifistes et anti-militaristes, qui
était d'abord assimilées à une trahison.

Le mouvement pacifiste va s'appuyer sur des comités de soldat pour la paix qui apparaissent dans les années 70, et qui vont être surveillés par le service de surveillance politique de l'armée qui considère qu'un pacifiste est automatiquement aussi un antimilitariste.

Le mouvement anti-militariste est très en vogue chez les jeunes, probablement parce qu'ils sont astreints au service militaire obligatoire. Il s'appuie dès 1972-1973, sur des Comités de soldats dans l'armée et organise la grève des sodats sanitaires au Tessin. Des comités de soldat vont aussi voir le jour, suite à la publication d'un livre « Défense civile », diffusé à tous les foyers, par Département militaire.
La police politique surveille toutes leurs activités. Ainsi, la distribution de tracts, la vente et la diffusion de journaux, sont tous rapportés dans des rapports de la police politique.

4. La répression du mouvement anti-atomique/anti-nucléaire

Le mouvement anti-nucléaire existe depuis 1958 en Suisse, mais c'est pendant les Marches de Pâques pour la paix de 1963 à 1967 qu'il prend son essor.
Et surtout, en 1973, les militants occupent le site d'une future centrale nucléaire à Kaiseraugst en 1973.
Comme des communes s'opposent à la construction de centrales nucléaires, le Tribunal Fédéral vote la hiérarchie des compétences qui fait qu'un projet fédéral peut passer outre une décision locale.
Mais l'occupation du site,entre le 1er avril 1975 et le 14 juin 1975, amène les autorités à abandonner le projet.
On notera aussi le 25 juin 1977, première tentative d'occuper Gösgen, par 2500 personnes, et qui est réprimée par la police, ainsi que la marche de 5000 personnes le 2 juillet 1977, en réaction à la répression, qui provoque une nouvelle répression policière.

Concernant la répression de ces mouvements, les autorités politiques exploitent beaucoup les oppositions entre modérés (favorables à la négociation) et radicaux (favorables à l'action directe) du mouvement anti-nucléaire, en négociant avec les modérés tout en réprimant les radicaux.

Le Mouvement anti-nucléaire, dès 1974-1975, est particulièrement pris en photo par la police politique, surtout avec Kaiseraugst dès 1975, Creys-Malville dès 1977, et Gösgen en 1978, probablement parce qu'il remet en question des intérêts centraux pour l’État.

En ce qui concerne
le mouvement écologiste en tant que tel, est moins confronté à la répression que les autres mouvements. Une partie de ses composantes jouissant de compétences élevés sont subventionnés par l’État pour fournir des analyses. Ce phénomène de coopération réduit la radicalité du mouvement en Suisse.

5. La répression du mouvement de solidarité internationale (tiers-mondiste)


Dans le cadre du contexte international très explosif des années 68, marqué par de nombreuses guerres de libération et par de nombreux conflits provoqués par la guerre Froide et l'affrontement des blocs, de nombreux mouvements sociaux militent en faveur de causes internationales, souvent en soutien aux mouvements de libération actifs dans tel ou tel pays.

Ainsi, certain mouvements voient le jour en solidarité avec la révolution algérienne (de 1954 à 1962).
D'autres comme le Mouvement pour la paix et l'indépendance du Vietnam, en réaction à la guerre du Vietnam (1954 à 1975).
D'autres encore militent en faveur de la cause palestinienne.

La police politique va contrôler l'Association Suisse-Palestine dès 1970.
Les mouvements de solidarité avec le peuple vietnamien sont surveillés jusqu'en 1975, ceux soutenant la résistance chilienne le sont dès 1973.
Les mouvements de solidarité avec le peuple iranien sont aussi surveillés, et d'ailleurs, en 1972, une manifestation contre la venue du Chah d'Iran à Genève est violemment réprimé.
Au vu des bonnes relations qu'entretiennent le gouvernement d'Afrique du sud avec le gouvernement suisse, le mouvement anti-apartheid est particulièrement surveillé.
Les actions de soutien avec les pays de l'Est de la part sont aussi surveillés.

Tous ces mouvements de solidarité internationale, s'accompagnent de nombreux voyages que font les militants à l'est ou en Espagne (lors de la chute du régime franquiste). Lors de ces voyages, les militants-pélerins sont surveillés par les douanes qui travaillent en collaboration avec la police politique, ainsi que par les ambassades qui font des rapports sur les citoyens suisses de gauche à l'étranger.

 

Enfin, les organisations d'immigration sont surveillées de 1970 à 1980, il en est ainsi de l'organisation des Colonies libres italiennes, ou de l'Association des travailleurs espagnols émigrés en Suisse. La BUPO les soupçonne d'être liés au PC italien et espagnol.
Les fêtes de l'Unità (journal du PC italien) sont autorisées depuis 1973, mais contrôlées.

Bizarrement, j'ai lu aussi que les « magasins du monde » étaient aussi sous surveillance.

6. La répression du mouvement anti-xénophobe

Les mouvements anti-xénophobes (contre l'initiative Schwarzenbach entre autres) sont aussi surveillés.
Pour donner quelques exemples, le Centre de contacts Suisses-Immigrés est surveillé dès 1971, tandis qu'à Neuchâtel on surveille le Comité unitaire travailleurs suisses et immigrés. Dès 1980 l'organisation Être Solidaire est surveillé. En 1985, le Mouvement pour une Suisse ouverte, démocratique et solidaire, est mis aussi sous surveillance. Et enfin, SOS-Asile est surveillé dès 1987.

7. La répression du mouvement autonome urbain

Le mouvement autonome urbain désigne les mouvements de jeunes qui à partir de 1968, à Genève et à Zürich particulièrement, vont se mobiliser pour obtenir de nouveaux espaces culturels et d'expression. Pour sensibiliser l'opinion publique à leur cause, ils vont organiser des manifestations de rue, et des occupations illégales, notamment de l'ancien Temple de la Servette à Genève en 1971, à laquelle la police met fin après 5 jours. Lors des manifestations de soutien à l'occupation, la police genevoise procède alors à des arrestations, à des interrogatoires, et à des fichages.

A Zürich, à partir de 1980, de violentes manifestations vont opposer les mouvements autonomes à la police qui réprime les manifestations, jusqu'à ce que le Conseil Municipal finisse par accepter l'ouverture d'un centre culturel autonome. Les confrontations violentes vont toutefois reprendre ensuite car le mouvement des jeunes autonomes souhaite le retrait des plaintes pénales contre ses membres.

Le 6 septembre 1980 est le jour de la plus forte répression d'un mouvement de contestation des années 60-90, les jeunes protestant contre les rafles de la police dans leur centre culturel, la répression policière se traduira par 338 arrestations et la dévastation de la Bahnofstrasse par les manifestants furieux.

La lutte entre mouvements autonomes de jeunes zürichois et la police sous commandement des autorités de droite va encore durer et s'intensifier durant l'année 1981. Le mouvement va occuper de nouvelles maisons, un immeuble, provoquer des incendies, organiser un campement sauvage, et des manifestations non autorisées, tandis qu'il doit faire face à la répression policière qui s'exerce toujours un peu de la même manière, soit l'utilisation de gaz lacrymogène, de balles en caoutchouc, et de karcher. Finalement, le mouvement ferme lui-même le centre autonome culturel en protestation à la répression.

8
. Conclusion sur les nouveaux mouvements sociaux

Pour conclure cette partie, il faut quand même dire que les nouveaux mouvements sociaux vont progressivement s’institutionnaliser et perdre assez largement en subversion. Le système politique suisse va en effet les intégrer en en faisant surtout des lanceurs d'initiative et des groupes de pression. Une partie des membres des nouveaux mouvements sociaux va aussi finir dans des partis politiques plus traditionnels.


Bibliographie

GIUGNI Marco, PASSY Florence, Histoires de mobilisation politique en Suisse : de la contestation à l'intégration, Éditions l'Harmattan, Paris, 1997

JOST Hans Ulrich, Cent ans de la police politique en Suisse, Éditions d'en Bas, Lausanne, 1992

SCHAUFELBUEHL Janick Marina, 1968-1978: une décennie mouvementée en Suisse
, Éditions Chronos, Zürich, 2009


 

18:28 Écrit par Adrien Faure dans Nouveaux mouvements sociaux & police politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg