18/07/2014

Sur la transition démocratique de l'Espagne franquiste

 

Je partage ci-dessous un travail que j'ai réalisé lors d'un séminaire d'histoire contemporaine. J'y retrace un certain nombre d'éléments concernant le processus de la transition démocratique de l'Espagne franquiste.


I. Quelle est la nature du régime franquiste ?
 


1. Quelques éléments chronologiques


La Première République espagnole ne dure qu'un peu plus de 1 an, de 1873 à 1874. Par la suite, une monarchie constitutionnelle s'installe jusqu'à la période qui va de 1923 à 1930 où l'Espagne vit sous une dictature monarchique. Puis, en avril 1931, les anti-monarchistes remportent des élections municipales, provoquant l'abdication du roi et le commencement de la Seconde République.
En 1936, le Front Populaire qui rassemble les forces de gauche remporte les élections législatives.
Suite à cette victoire électorale, une partie de l'armée, opposée aux orientations politiques des forces de gauche arrivées au pouvoir, se soulève contre le gouvernement républicain et tente de le renverser par la force. C'est le début d'une guerre civile qui dure de 1936 à 1939 (1er avril), et se termine avec la victoire des militaires anti-républicains. De 1939 à 1975, c'est donc le régime issu du coup d’État militaire opposé au Front Populaire qui va gouverner avec comme dirigeant Franco.
Ce qu'il faut toutefois savoir, c'est ce que Franco n'est à l'origine pas l'instigateur du coup d’État et qu'il a hésité jusqu'au dernier jour avant de s'y rallier. Les généraux instigateurs Sanjurjo, Mola, Fanjul, et Goded, meurent tous pendant la guerre civile, et c'est pourquoi Franco est institué chef de l’État en 1936.


2. La nature du régime franquiste


Le régime franquiste est un régime totalitaire fondé sur : un parti unique, le Mouvement National, un syndicat unique dont l'adhésion est obligatoire pour tous, le catholicisme comme religion d’État avec interdiction de tout autre culte. En outre, le mariage civil et le divorce sont interdits, toute liberté des mœurs est pourchassée, des cours de politique (en fait d'endoctrinement) sont obligatoires à l'école, il n'y a pas de liberté d'expression et pas de liberté de réunion ou d'association.

Le régime franquiste est aussi un régime autocratique dans lequel un homme, Franco, a tous les pouvoirs : il est chef d’État, chef du gouvernement, chef du syndicat officiel, généralissime des armées, il peut en cas d'urgence faire des lois sans les présenter à ses ministres, et enfin, la seule assemblée qui existe, les Cortès, est consultative, tandis que tous ses membres sont désignés par Franco lui-même.

Le régime franquiste est un régime répressif, dont les lois sur les Responsabilités politiques de 1939, de 1940 sur les communistes et les franc-maçons, de 1947 sur le terrorisme, dressent l'inventaire des conduites considérées comme délictueuses que la police peut et doir réprimer dans une large marge de manœuvre sur les moyens répressifs. Les rafles, les emprisonnements, les condamnations de civils par les tribunaux militaires, la pratique de la torture, la répression par les armes des mouvements contestataires, et les condamnations à mort des opposants, n'ont jamais cessé jusqu'à la mort de Franco. Entre 1939 et 1943, 200 000 prisonniers républicains sont exécutés.

Enfin, le régime franquiste est un régime centralisateur et centraliste qui ne laisse aucune autonomie réelle aux régions, tout le pouvoir étant détenu dans la capitale, à Madrid même.

La composition idéologique du régime est diverse, elle va de la Phalange, groupe fascisant aux monarchistes, en passant par les carlistes (groupe nationaliste et traditionaliste), tout en s'appuyant sur la masse des Espagnols conservateurs et catholiques.
Le régime s'appuie sur trois institutions pour maintenir sa domination : l'armée, la hiérarchie catholique, du moins jusqu'au concile Vatican II, et l'université, même si cette-dernière va progressivement basculer dans l'opposition au régime.
Le régime s'appuie sur 3 groupes sociaux : les grands propriétaires fonciers, qui avaient eu peur de la réforme agraire initiée sous la République, les grands patrons industriels et les gros investisseurs, et la petite-bourgeoisie urbaine, surtout madrilène, constituée essentiellement de fonctionnaires.

A noter enfin, quelques remarques complémentaires éparses.

De 1939 à 1951, le régime a des velléités d'autarcie. De 1936 à 1948, l'état de guerre est en place et permet au régime de juger toute parole ou tout acte hostile au régime sous l'inculpation de « rébellion militaire ». Le régime franquiste est un régime clérical, ainsi en 1939, l'enseignement de la crèche à l'université est entièrement sous contrôle de l’Église. Un embryon de sécurité sociale est créé, mais il faut attendre 1959 pour voir la création d'une indemnité chômage, et 1963 pour la création d'un salaire minimum. Le régime franquiste est un régime conservateur, il y a répression des mœurs, surveillance des comportements, soumission à la morale de l’Église. Séparation des sexes à la plage, vêtement couvrant complètement le corps, interdiction pour les fiancés de se tenir par la main dans la rue, etc. sont la règle. Le régime franquiste utilise la censure et bloque toute importation culturelle étrangère pouvant un tant soit peu représenter quelque chose de subversif pour le régime conservateur. 


II. Le rôle de l'opposition au franquisme dans la transition démocratique espagnole
 

L'opposition avant la transition


A l'université dès 1956, parmi la jeunesse étudiante bien souvent issue des rangs de la bourgeoisie et de classe dirigeante qui n'a pas vécu la guerre civile et qui s'identifie au modèle de l'Europe démocratique plutôt qu'à l'Espagne républicaine, se développe l'idée d'amnistie et de réconciliation nationale.

Le Parti Communiste Espagnol (PCE), quant à lui, prône dès 1954, suite à l'expérience avortée d'insurrection en 1944, la réconciliation nationale, tout en soutenant une grève générale pacifique qui ferait tomber le régime.
A partir de 1969, il tente en outre de s'ouvrir à tous les pans de la société, et plus uniquement aux ouvriers, pour essayer de constituer un front élargi d'opposition au franquisme. (Sa direction est alors encore à Moscou. Il rompt en 1972 avec l'URSS et se tourne vers l'eurocommunisme.)

Quant au Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), il est bien moins organisé et présent en Espagne que le PCE. Comptant beaucoup sur l'action des démocraties européennes pour faire tomber le régime, il essaie surtout de constituer progressivement un PSOE au sein du pays en attendant la fin du régime franquiste.
Sa direction est à Toulouse.

La démocratie-chrétienne, certains secteurs monarchistes, l’Église catholique après le Concile Vatican II, les mouvements nationalistes catalans et basques (dont notamment l'ETA) représentent aussi d'autres acteurs de l'opposition.

Il existe aussi une opposition interne au régime favorable à des réformes pour davantage de démocratie et de libertés, afin de se rapprocher du modèle des démocraties européennes capitalistes.

L'opposition pendant la transition

(Le 20 décembre 1973, l'ETA tue Carrero Blanco, chef du gouvernement, dans un attentat à la voiture piégée.)

Lorsque Franco tombe malade et que la plupart des gens pensent qu'il va mourir, en juillet 1974, le PCE fonde la Junte démocratique avec d'autres forces de gauche. Elle prône la formation d'un gouvernement provisoire, le rétablissement des libertés, une amnistie générale des prisonniers politiques, et une rupture démocratique.

Le 11 juin 1975, la Plate-forme de convergence démocratique se forme à l'instigation du PSOE. Elle prône la mise en place d'un processus constituant, et le développement d'un État fédéral, démocratique, et pluraliste.

A noter que si le PCE est toujours réprimé, le PSOE au contraire jouit d'une certaine tolérance des autorités.

Après l'accession au pouvoir de Juan Carlos, en 1975, l'opposition illégale organise de nombreuses manifestations de rue, et par sa mobilisation, met la pression sur le nouveau gouvernement. Cette mobilisation prend aussi la forme d'une vague de grèves, portée par les syndicats illégaux.
Mais suite aux violences qui surviennent durant ces mobilisations, l'opposition illégale prône une rupture démocratique concertée, et le PCE abandonne l'idée d'une grève générale suivie d'un gouvernement provisoire à dominante communiste, au profit d'une stratégie de pressions sociales.

Le 26 mars 1976, la Junte démocratique (dominée par le PCE) et la Plate-forme démocratique (dominée par le PSOE) fusionnent, et donnent naissance à la Coordination démocratique.
Après la formation du gouvernement de Suares, ils poursuivent leur mobilisation dans la rue en réclamant l'amnistie pour les prisonniers politiques.

Après l'acceptation par les Cortès du projet de loi établissant la transition des institutions politiques du franquisme à une forme de démocratie représentative minime, l'opposition continue de réclamer un processus constituant et condamne le projet de réforme gouvernemental. Toutefois, elle fait un certain nombre de proposition-conditions à sa participation à un futur démocratique.
Suite à cela, Suares autorise la tenue des congrès de l'opposition, et notamment du PSOE.

En octobre 1976 apparaît une opposition de droite, l'Alliance Populaire (AP) qui s'oppose au gouvernement, jugé trop réformiste.

(Du 23 au 28 janvier 1977, fascistes et anti-fascistes usent de la violence et assassinent.)

Le 27 février se tient un entretien entre Suares et le chef du PCE. Le PCE sera légalisé et en échange il reconnaîtra le régime en place dans une perspective d'horizon démocratique. Cela signifie l'abandon par le PCE de la stratégie révolutionnaire et de rupture nette avec le franquisme.

Le 15 juin 1977 se tiennent des élections législatives qui voient la victoire du parti (coalition) du centre, dont fait partie le gouvernement Suares. Le PSOE arrive deuxième avec 29,4% des voix, le PCE 9,3% et l'AP 8,8%.
Suivra un ensemble de réformes sociales et économiques, et une amnistie générale des accusés politiques, votés par l'ensemble des forces parlementaires, à l'exception de l'AP.

En conclusion, pour tirer un bilan de l'action et du rôle de l'opposition au sein de la transition démocratique en Espagne, je pense que l'on peut dire qu'elle n'a pas joué de rôle majeur (fondateur), mais s'est contentée d'accompagner (progressivement) les impulsions réformatrices du gouvernement Suares et de ses partisans. 


III. Les étapes de la transition démocratique en Espagne



La transition démocratique en Espagne est amorcée par une série d'événements débutant par l'assassinat de l'amiral Carrero Blanco le 20 décembre 1975 par l'ETA.
Suite à cela, Franco nomme un nouveau premier ministre, Carlos Arias Navarro, avant de se trouver au plus mal puisqu'il est hospitalisé le 9 juillet 1975, mettant ainsi le prince Juan Carlos au pouvoir par intérim (conformément à la Loi organique de l’État).
Toutefois, Franco se sent suffisamment remis après deux mois pour reprendre ses fonctions.
Face à ces événements, l'opposition se mobilise et met le gouvernement sous pression.

Cependant, le 12 octobre 1975, l'état de santé de Franco commence à se dégrader de nouveau, et le 20 novembre 1975 il décède des suites de ses maladies et autres problèmes de santé liés à la détérioration de son corps.
La mort de Franco provoque, conformément à Loi de succession, la montée sur le trône de Juan Carlos qui dispose de réels pouvoirs. Néanmoins, il se retrouve contraint de composer avec le premier ministre, Carlos Arias Navarro, ce qui va bloquer toute réforme importante du régime.
C'est finalement le 1er juillet 1976 que le roi finit par demander et obtenir le démission de son premier ministre, après plusieurs mois d'errements. A sa place, Juan Carlos nomme Adolfo Suares.

Dans un premier temps, Adolfo Suares apparaît à tous les Espagnols comme un conservateur et non comme un réformiste de par ses origines franquistes. Toutefois, il va rapidement montrer des velléités de réforme profonde qui vont changer son image auprès de l'opposition et lui attirer les foudres de l'extrême droite. Son gouvernement et lui sont à l'origine d'un document fondamental, la loi pour la réforme politique, conçue initialement par Torcuato Fernandez Miranda (qui était le principal conseiller du roi, et le président des Cortès en 1976), dont le but est de permettre le démantèlement du régime franquiste de l'intérieur en évitant toute rupture avec la légalité.
Ce document, présenté publiquement le 10 septembre 1976, jette les bases d'un processus de transition démocratique devant amener l'Espagne de l'autoritarisme franquiste à une forme de démocratie. Le 18 novembre 1976, après un intense lobbying auprès des membres des Cortès (les Cortès sont une forme très affaiblie de pouvoir législatif) de la part du gouvernement Suares, ces derniers acceptent à une large majorité (425 voix pour et seulement 59 oppositions) la loi pour la réforme politique, convaincus de leur popularité auprès de la population. Puis, le 15 décembre 1976, cette loi est acceptée en référendum à 94,2 % de soutien pour une participation de 77,4 % des citoyens. Avant ce document, moins de 1/5ème des Cortès étaient élus, les autres membres des Cortès étaient désignés à travers les divers organes du franquisme. La loi pour la réforme politique met en place ce que le politologue Maurice Duvergner appelle une monarchie limitée, et non une démocratie représentative au sens contemporain du terme.
Suite à cette acceptation, le gouvernement commence à démanteler les institutions du régime franquiste, parti unique, syndicat unique, bureaucratie, etc. et garantit de nouvelles libertés à la population, tandis que de nouveaux partis politiques se forment et que les partis clandestins rentrent dans la légalité.

Le 15 juin 1977 se tiennent de premières élections libres avec une participation populaire de 78,7 %. Le nouveau parti gouvernemental (UCD, coalition centriste créée artificiellement par le gouvernement) obtient 34,6 % des voix, le parti social-démocrate (PSOE) 29,4 %, le Parti Communiste 9,3 %, et les conservateur les plus à droite (AP) 8,8 %.

Avec ces élections, les outils institutionnels et politiques sont en place pour permettre un progressif renforcement de la démocratie, et l'échec de la tentative de coup d’État en 1981 montre bien que c'est d'ailleurs un processus qui ne va plus s'arrêter. 


IV. Les limites de la transition démocratique en Espagne

 

A partir de 1978, après les premières élections libres de 1977 qui se concluent sur la victoire de la coalition gouvernementale centriste, le climat politique est caractérisé par un durcissement progressif qui s'explique par de nombreux facteurs. D'une part, de manière générale, la société espagnole fait face à un certain désenchantement populaire, conséquence de l'ampleur des défis auxquels le pays doit faire face (notamment sur le plan économique) et dont les retombées négatives se font sentir sur la population. Ce désenchantement découle aussi peut-être des trop grandes espérances que les Espagnol-e-s avaient placé dans la démocratisation du régime franquiste. Les Espagnol-e-s expérimentent les limites du processus de la transition démocratique et le fait même qu'elle est un processus progressif qui ne résout pas tous les problèmes. D'autre part, les partis politiques traversent une crise profonde et leurs composantes internes s'affrontent pour l'hégémonie (notamment doctrinale). Au sein du PSOE se confrontent durement son aile marxiste à son aile réformiste (avec comme résultat la défaite des marxistes). De même, Suarez se met à dos une partie de sa coalition, entre autres en refusant de présenter son programme de législature au Congrès. Cette affrontement interne culmine avec la démission de Suarez en 1981, la sécession d'une partie de l'UCD, et son explosion finale. Mais cet affrontement interne s'accompagne évidemment d'une confrontation plus dure entre partis adverses avec une rupture du consensus (partiel et relatif) qui pré-existait durant la première phase de la transition. La rupture du consensus montre que la proto-entente qu'avait été mise en place dans les premiers temps a atteint ses limites et qu'une nouvelle forme de situation politique se met en place, où la conflictualité est bien plus présente.

En outre, la volonté populaire d'autonomie se renforce dans les régions (notamment dans le Pays-Basque, et en Catalogne), ce qui se traduit par une augmentation du vote régionaliste. Cette autonomisation des régions se fait contre la volonté du gouvernement central. La volonté d'indépendance de ces régions, et les troubles qui accompagnent l'expression de cette volonté, marque les limites du processus de décentralisation voulue par le gouvernement centriste face aux exigences supérieures des autonomistes.

Face à l'autonomisation des régions, ainsi que face aux réformes du gouvernement vers davantage de démocratie et aux activités séditieuses (et terroristes) de l'ETA, l'armée espagnole se sent mal à l'aise. C'est pourquoi, entre 1978 et 1981, de régulières menaces de coup d’État ou de putsch planent sur la jeune (proto-)démocratie espagnole. Ainsi, en 1977 et en 1979, plusieurs généraux se réunissent pour envisager une intervention militaire visant à renverser par les armes le parlementarisme naissant, le processus autonomique régionale, et à interdire le PCE (incarnant l'ennemi ultime de l'ancien régime militaro-franquiste). Une de ces conspirations (envisageant de prendre d'assaut le conseil des ministres) est carrément déjouée seulement un jour avant son exécution. A travers ces différente cas, on voit les limites auxquelles se heurte la transition démocratique dans son rapport aux militaires. Le gouvernement centriste est contraint de se garder du moindre élément qui pourrait pousser les militaires à agir contre lui et qu'ils pourraient utiliser pour justifier une intervention armée. Cela met de claires limites, non seulement au pouvoir du gouvernement, mais aussi à la démocratie elle-même, puisqu'elle ne contrôle pas un de ses composants.

Il faut aussi noter qu'à partir de 1979, la situation économique espagnole se dégrade pendant 6 ans, et c'est seulement en 1985 que la récession s'arrêtera. Les conséquences sociales, notamment en termes de chômage, amplifient de manière non négligeable le mécontentement populaire et participent à péjorer le climat politique. Ces problèmes mettent en évidence les limites économiques auxquels la société espagnole est confrontée et qu'aucune démocratisation ne peut résoudre rapidement.

La tension du climat politique s'exacerbe finalement au point de déboucher le 23 février sur une tentative de coup d’État, qui échouera à cause du manque de soutiens suffisants et du refus du roi de cautionner l'opération. Suite à ce putsch raté, le nouveau gouvernement centriste (post-Suarez) craint plus que jamais un coup d’État militaire supplémentaire et évite de trop sanctionner les responsables de la tentative de putsch. Cette situation délicate, qui met en évidence les limites du processus de transition démocratique en tant que tel en Espagne, se termine avec la victoire électorale du PSOE en 1982 (qui incarne l'alternance et donc la normalisation de la situation politique), voire plus sûrement encore avec l'entrée de l'Espagne dans la Communauté Européenne en 1986 (qui met un point final aux velléités putschistes de certains militaires nostalgiques).

 

Bibliographie

 

HÜSLER Anglo, Du franquisme à la démocratie, Éditions L'âge d'Homme, 2003, Lausanne

 

MAURICE Thierry, La transition démocratique, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2013

 

PEYREGNE Françoise, L'Espagne du XXe siècle : Le franquisme, éditions ellipse, Paris, 2000

 

14:01 Écrit par Adrien Faure dans Transition démocratique - Espgne franquiste | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg