27/08/2013

De l'universalité du socialisme

Je considère que le socialisme est universel, autrement dit, je considère que le socialisme est valable en tous temps et en tous lieux.

Cette conception du socialisme s'inspire de la conception castoridienne de l'histoire et de celle que je fais dériver de cette dernière.

Selon moi en effet, le socialisme est une pratique et un état d'esprit avant d'être un projet collectif. Le socialisme commence dans les actes de l'individu qui agit dans un esprit de liberté et en faveur de la liberté.
Partant, le socialisme se matérialise bien entendu aux yeux de tous dans l'union des individus luttant pour la liberté.
Et c'est pourquoi dans tous les mouvements d'émancipation, le socialisme en tant que projet est contenu en germes, en potentialités.

Ainsi, le socialisme existe-t-il en actes et en esprit depuis l'aube des temps de l'humanité, tandis que sa matérialisation sous la forme de projet potentiel transparaît à travers toute l'histoire humaine, par exemple avec l'Etat du Soleil de Spartacus pendant l'Antiquité.

Cette conception du socialisme est-elle opposée au matérialisme historique ? C'est possible oui, si on considère que des exemples comme l'Etat du Soleil étaient des expériences de socialisme, alors Marx a tort en disant que le socialisme ne peut être réalisé que dans la continuité du capitalisme.  

"1. Nul n'aura plus à subvenir à ses propres besoins et nul n'aura le droit de restreindre ou de pressurer son voisin suivant son bon plaisir ou son avidité. C'est la communauté qui, dorénavant, pourvoira aux besoins de chacun.

2. Nul n'asservira son 
prochain, le faible ne sera plus soumis au plus fort. Celui qui n'aura pas un sac de farine ne dépendra pas de celui qui possédera un sac de farine, car toutes les vivres seront mises en commun dans la Confrérie.

3. C'est pourquoi nul ne pourra conserver chez lui plus d'une demi-journée de vivres, ni amasser des marchandises ou des denrées dans sa maison. Chacun sera nourri sur les biens de tous dans de grands réfectoires communaux ainsi qu'il sied aux membres d'une confrérie.

4. De même, les besoins en outils et en armes, les besoins physiques et domestiques seront satisfaits en contrepartie du travail que chacun aura fourni, suivant ses aptitudes, à la communauté, soit comme maçon, soit comme armurier, soit comme agriculteur. Mais chacun devra travailler selon ses forces et ses moyens et il n'y aura pas de différences dans la répartition des biens ; toutes les parts seront égales.

5. Nul ne pourra s'assurer davantage sur son voisin, soit par un achat, soit par une vente, et nul ne pourra s'approprier plus que sa part au moyen de monnaies et de billets. C'est pourquoi la Confrérie ne se servira d'aucune monnaie d'or ou d'argent, ni d'autres métaux précieux. 

Telles étaient les lois édictées par Spartacus pour gouverner la Cité du Soleil. " 

Arthur Koestler

 

17:32 Écrit par Adrien Faure dans Universalité du socialisme | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg